Entre la première consultation et la pose de la couronne définitive, un traitement implantaire peut prendre plusieurs mois. Mais ce délai varie beaucoup d’un patient à l’autre.
Une dent déjà absente depuis quelque temps, avec suffisamment d’os pour recevoir l’implant, ne demande pas le même protocole qu’une dent qui doit encore être extraite. Une greffe osseuse peut également ajouter une étape. À l’inverse, dans certaines situations, l’extraction et la pose de l’implant peuvent être réalisées au cours de la même intervention.
C’est donc le bilan implantaire qui permet d’établir un calendrier.

La première étape : le bilan implantaire
Le bilan : savoir ce qu’il est réellement possible de faire
Avant de parler de délai, il faut examiner la situation.
Le bilan permet d’évaluer la dent concernée ou la zone édentée, les dents voisines, les gencives, l’occlusion et surtout le volume osseux disponible. Les examens radiologiques complètent cet examen clinique.
À ce stade, plusieurs questions trouvent leur réponse : faut-il extraire une dent ? L’implant peut-il être posé immédiatement ? Faut-il laisser cicatriser le site ? Le volume osseux est-il suffisant ou faut-il envisager une reconstruction osseuse ?
C’est à partir de ces éléments que le traitement peut être planifié.
Après une extraction, faut-il forcément attendre ?
Non.
Lorsque les conditions cliniques le permettent, l’implant peut être posé le jour de l’extraction. C’est ce qu’on appelle une extraction-implantation immédiate.
Cette possibilité dépend notamment de l’état du site et de la capacité à obtenir une bonne stabilité de l’implant. Une implantation immédiate n’est donc pas une option systématique.
Lorsque ce protocole n’est pas indiqué, on laisse d’abord cicatriser.
L’International Team for Implantology (ITI) distingue une implantation précoce après cicatrisation des tissus mous, généralement 4 à 8 semaines après l’extraction, une implantation après cicatrisation osseuse partielle, autour de 12 à 16 semaines, et une implantation tardive après cicatrisation osseuse complète, au-delà de six mois.
Ces délais définissent des protocoles. Ils ne signifient pas qu’un patient devra automatiquement attendre 4, 8 ou 16 semaines : le choix dépend de la situation clinique.
Une fois l’implant posé, il faut laisser l’os cicatriser
L’implant est placé dans l’os de la mâchoire sous anesthésie locale. Commence ensuite l’ostéointégration : le tissu osseux cicatrise autour de l’implant et contribue à sa stabilité.
C’est une étape qu’on ne cherche pas simplement à raccourcir pour gagner quelques semaines.
Dans un protocole conventionnel, l’implant reste sans mise en charge prothétique pendant plus de deux mois. L’ITI distingue ce protocole de la mise en charge précoce, réalisée entre une semaine et deux mois, et de la mise en charge immédiate, réalisée dans la semaine suivant la pose.
Le délai retenu dépend notamment de la stabilité de l’implant, du site traité, de la nécessité éventuelle d’une augmentation osseuse et de facteurs propres au patient.
Étape 2 : la pose de l’implant dentaire

Peut-on repartir avec une dent le jour de la pose de l’implant ?
C’est possible dans certaines indications, mais il faut distinguer poser un implant et poser la couronne définitive.
Une restauration provisoire peut parfois être mise en place rapidement après l’intervention. On parle alors de restauration immédiate ou de mise en charge immédiate selon que la prothèse est ou non en contact fonctionnel avec les dents opposées. L’ITI classe ces protocoles comme immédiats lorsqu’ils interviennent dans la semaine suivant la pose de l’implant.
Ce choix repose sur des critères cliniques précis. La stabilité primaire de l’implant est notamment déterminante et la nécessité d’une augmentation osseuse peut conduire à préférer une cicatrisation conventionnelle.
Autrement dit, « implant posé aujourd’hui » ne signifie pas nécessairement « dent définitive posée aujourd’hui ».

Une greffe osseuse peut rallonger le traitement
Un implant doit pouvoir être placé dans un volume osseux suffisant. Or ce n’est pas toujours le cas.
Après la perte d’une dent, ou selon l’anatomie du patient et la zone concernée, une reconstruction osseuse peut être nécessaire. Elle peut, selon les situations, être réalisée au moment de la pose de l’implant ou constituer une intervention préalable.
Dans ce second cas, il faut ajouter au traitement le temps nécessaire à la cicatrisation du site avant de poursuivre le protocole implantaire.
C’est l’une des raisons pour lesquelles annoncer dès le départ « un implant prend trois mois » ou « six mois » n’a pas beaucoup de sens sans avoir examiné le patient.
La cicatrisation osseuse prend davantage de temps que la disparition des douleurs postopératoires. Pour distinguer ces deux étapes, découvrez les suites habituelles après la pose d’un implant.
Quand intervient la couronne définitive ?
Une fois que les conditions permettent de restaurer l’implant, on passe de la phase chirurgicale à la phase prothétique.
Il faut enregistrer précisément la position de l’implant et les informations nécessaires à la fabrication de la future dent. Cette étape peut être réalisée, selon le système utilisé, à partir d’une empreinte conventionnelle ou numérique.
La couronne est ensuite réalisée puis mise en place. Son adaptation, ses contacts avec les dents voisines et son occlusion sont contrôlés.
La pose de l’implant n’est donc pas la fin du traitement. C’est le support sur lequel viendra prendre place la future restauration.
En pratique, trois situations donnent des calendriers très différents
Prenons une dent déjà absente sur un site cicatrisé avec un volume osseux suffisant. Si l’examen confirme que les conditions sont favorables, l’implant peut être posé sans étape chirurgicale préalable. Après la période de cicatrisation retenue, vient la réalisation de la couronne.
Autre situation : une dent est encore présente mais doit être extraite. Si une extraction-implantation immédiate est possible, les deux gestes peuvent être regroupés. Dans le cas contraire, on attend une première cicatrisation avant de poser l’implant.
Enfin, si le volume osseux est insuffisant, une reconstruction osseuse peut devenir nécessaire. Le traitement comporte alors une étape supplémentaire et peut s’étendre sur une période plus longue.
C’est cette succession d’étapes — et non la pose de l’implant elle-même — qui détermine réellement la durée du traitement.
Pourquoi le traitement de deux patients peut-il durer très différemment ?
Parce qu’un calendrier implantaire se décide sur des critères cliniques, pas sur une durée standard.
Les recommandations de consensus distinguent plusieurs protocoles valides de pose et de mise en charge. Le choix tient notamment compte du patient, de la stabilité primaire obtenue, du site implantaire et d’un éventuel besoin d’augmentation osseuse. Academy ITI
Lors du bilan, le Dr Paul Ferracci peut ainsi préciser quelles étapes sont nécessaires dans la situation du patient et donner un calendrier prévisionnel du traitement.
Le Dr Paul Ferracci réalise les bilans et traitements implantaires à son cabinet de Sophia Antipolis – Valbonne.
Le Dr Paul Ferracci reçoit les patients à Sophia Antipolis – Valbonne pour réaliser un bilan implantaire et étudier les différentes possibilités de remplacement d’une ou plusieurs dents manquantes.